Dix Milles de Noël

En Novembre, chaque année

La navigation dite « de plaisance » évoque irrésistiblement pour beaucoup ce sport estival où les grands voiles blanches servent de toile de fond à quelque carte postale de la Côte-d’Azur ou de la riviera italienne. Images d’une « dolce vita » que la présence de gracieuses naïades abandonnées dans des poses lascives à la proue des navires a tôt fait de classer dans la catégorie vacances pour milliardaires à moins d’y voir selon les scénarii les plus réalistes l’utilisation logique des fonds provenant d’un hold-up audacieux.

Fort heureusement, la voile c’est autre chose et pour des centaines de milliers de sportifs, elle est bien un sport et non pas uniquement un loisir. Et comme tout sport de voile réclame des sacrifices et des efforts. Comme le ski, comme la montagne elle peut être un sport rude. Des facilités elle aura les apparences bien sur, surtout lorsqu’il s’agit de promenades en mer ou sur les lacs en période de vacances et çà une époque de l’année où le bain même forcé est agréable. Mais la voile par tous les temps, la compétition inscrite en décembre comme le sont par exemple les Dix Miles de Noël sur le plan d’eau du Grand Large, la voilà la véritable épreuve de force où les qualités d’endurance au froid comptent autant que l’habileté manoeuvrière pour tenir coûte que coûte les 4 x 2,5 miles marins, c’est à dire 20 km de course effectués autour des bouées.

Défi à la saison, défi au froid et au vent, la course de « Dix Miles », épreuve reine du Cercle de la Voile de Lyon figure imperturbablement au calendrier pour le dernier week-end de novembre et le premier week-end de décembre.

Ah certes ! Elle n’a que fort peu de spectateurs surtout lorsque les diverses manches se déroulent par une bise âpre au milieu des embruns glacés. Là, on chercherait en vain sous leur accoutrement polaire les nymphes qui se laissaient mollement balancer dans les journées d’août sous la brise méditerranéenne.

Participer à l’épreuve est déjà un test.

Tenir les quatre ou cinq manches en est un autre surtout lorsqu’à la faveur de quelque « claque » imprévue et malgré la rapidité de manoeuvre synchronisée entre barreur et focquier, il n’est plus possible de compenser la voile qui se couche sous le vent et vous bascule les équipiers à l’eau. Sport rude où l’on apprend à se surpasser, à reculer toujours un peu plus les limites de l’impossible sans toutefois faire preuve de témérité irréfléchie mais en calculant raisonnablement ce qu’il est permis d’oser.

Côté organisateur tout est mis en oeuvre pour parer aux fantaisies du grand maître : le temps. Plusieurs vedettes de sauvetage patrouillent constamment ainsi que le Zodiac de la gendarmerie. A terre, l’antenne secouriste avec équipe et matériel spécialisé est prête à intervenir. Quant aux régatiers, le règlement leur impose le port du gilet de sauvetage et stipule que la combinaison isothermique ne peut dispenser du port du gilet. D’autre part, l’équipement des yachts doit correspondre aux normes de sécurité de la Fédération Française de Voile et à celle des classes concernées.

Dans les années précédentes, les compétiteurs sont venus des divers clubs :

  1. A S C U L  LYON
  2. AMITIE P.A.
  3. C N LOCTUDY
  4. C N NAUSSAC-LANGOGNE
  5. C N ST ETIENNE
  6. C N V AIX LES BAINS
  7. C N VAULX EN VELIN
  8. C S MONTERELAIS
  9. C V EVIAN
  10. C V G L
  11. C V LYON
  12. C V MACONNAIS
  13. C V NANTUA
  14. C Y V GRAND LARGE
  15. CERCLE DE LA VOILE DE NEUCHATEL
  16. S N GRAU DU ROI
  17. S N LEMAN FRANCAIS
  18. S R V ANNECY
  19. SIVOM DE DECINES
  20. STADE AUTO LYONNAIS
  21. VOILE LIBRE MONTAGNY
  22. Y C CANNES
  23. Y C RHONE

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